Quand j’ai une idée en tête il faut que je la réalise. Après avoir glandouillé quelques mois, depuis début juin je suis de nouveau libre de développer, étant libre d’occupation. En fin février-début mars, j’avais commencé à créer des rythmes avec des zelliges mais je n’ai pas eu le temps d’avancer à cela, un “accompagnement” sur les mois de mars-avril-mai et début juin ne m’ont permis que de réaliser une base de données de formes. j’en ai quand même vectorisés plus de mille et elles sont toutes accessibles pour l’instant en SVG et Canvas2D pour l’utilisation dans un programme pour le web.
Depuis début juin, je peux de nouveau passer une dizaine d’heures et plus par jour à la réalisation de mon idée : la construction de motifs de zelliges et autres motifs contemporains à l’aide de ces petites formes simples, la mosaïque. Pendant que d’autres jouent à World of Warcraft ou à Fortnite, moi je crée ou je réplique des petits motifs sur le même écran que ces premiers.
J’ai donc réalisé un écran de visualisation, de modifications (simples) et d’informations de mes petites choses. En voici une copie d’écran actuelle (s’il y a coupure du lien n’hésitez pas à m’en avertir afin que je mette la dernière version).
Ce programme n’affiche qu’une seule zellige à la fois. Je vous recommande d’avoir un grand écran pour visualiser correctement.
Parallèlement, je développe des motifs par codage javascript de ces informations. Je vous mets ci-dessous les motifs sur lesquels j’ai bossé récemment. Ce n’est, je l’espère que le début d’un travail important.
Le motif bleu provient d’une colonne de la grande mosquée de Paris, le motif vert dans ses deux versions de l’Alhambra de Grenade. Le dernier motif est une création personnelle.
En parlant de la grande mosquée de Paris, voici un motif repéré présent à plusieurs places dans les jardins de celle-ci.
Avant de continuer, un peu d’information (reprise de Wikipédia) : la grande mosquée de Paris est établi dans le 5ème arrondissement depuis 1926. C’est la première mosquée dédié au culte musulman édifiée en France métropolitaine pour remercier le rôle et surtout la mort des soldats indigènes (issus de la colonisation) lors de la première guerre mondiale. Auparavant, sous Napoléon III, un édifice avait déjà été construit au Père-Lachaise dans le quartier musulman nouvellement créé suite à la participation de l’empire ottoman à la guerre de Crimée et ce pour accueillir la toilette mortuaire et la prière aux défunts.
La grande mosquée est construite en style hispano-mauresque, style à la mode en fin de XiXème et au début du XXème siècle. Plus proche de chez nous, à Tourcoing, le palais Vaissier a été construit fin XiXème dans une approche de ce style avec des rajouts de type indien. Il ne reste malheureusement plus rien de cette demeure démolie après la seconde guerre mondiale, les seuls vestiges restant étant les pavillons du concierge au coin de la rue de Mouvaux et de la rue du Congo.
Je vous mets ci-dessous le motif original de la mosaïque d’où j’ai extrait ce motif, celle-ci se trouvant sous la galerie sur l’un des cotés des jardins de la mosquée.
photo d’Arnaud Clerget – en illustration sur Wikipédia de l’article sur la grande mosquée de Paris
Vous remarquerez ce motif bleu en répétition autour du grand motif central. Eh bien, c’est celui-ci que j’ai copié et je m’attelle à le réaliser en entier si mon navigateur supporte la charge de ces milliers de petites pièces. Pour ma part et pour l’instant je l’ai dessiné en vert plutôt qu’en bleu mais dès que j’aurai réalisé une fonction gérant un nuancier je changerai cela et ferai des variantes. Pour l’instant, j’en ai fait quelques versions dont les suivantes pour montrer un peu l’évolution et la possibilité d’isoler une partie de cette mosaïque pour en tirer le mieux de façon moderne.
Vous aurez remarqué que le dernier motif est devenu parfaitement carré. Je peux donc en profiter pour le mettre en situation comme un carreau de céramique traditionnel. Dans les deux versions ci-dessous le carreau de base est le même; la seule chose différente serait en cas d’utilisation réelle : une pose à joints blancs d’environ 5 mm pour un carreau de 20 cm et une pose à l’ancienne sans joint.
Pour clore cet article, je dirai que je ne suis pas encore arrivé à la quintessence de mon programme, loin de là, et la réalisation et le positionnement des pièces me demande encore du travail mais chaque difficulté est pour l’instant analysée et résolue. J’espère que vous tirerez de cet article quelques connaissances et que vous apprécierez les motifs présentés.
Bon week-end.